Adeline, & moi. Pensée pour Antoine.

Adeline, & moi. Pensée pour Antoine.

C'ÉTAIT EXTRA.


« On veut dormir MERRRRRRRDE! »


Je n'arrive pas à tout dire. On a juste à y repenser pour se marrer.
On est cinglées depuis 17 ans, et je ne vois pas pourquoi cela changerai.


Tout me manque. Repartons.
# Posté le mercredi 16 juillet 2008 07:54
Modifié le vendredi 25 juillet 2008 20:34

Le ciel s'accorde toujours à mon humeur. Du bleu cet après-midi, du gris tout à l'heure, et du noir ce soir.

Le ciel s'accorde toujours à mon humeur. Du bleu cet après-midi, du gris tout à l'heure, et du noir ce soir.
J'ai retrouvé ma naïveté dans l'état que je l'avais laissée : magnifique. Mais donner, c'est donner et reprendre c'est voler. J'attendrais, le temps qu'il faut. Mais j'aurais gain de cause.

J'ai retrouvé ce qu'il cherchait tout en le perdant lui.

Ton rare sourire lui est adressé. Le reste, tu t'en fous.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 16:38
Modifié le lundi 21 juillet 2008 18:38

Bienvenue dans ma vie, aussi commune qu'elle puisse être.

Bienvenue dans ma vie, aussi commune qu'elle puisse être.


« Il est de certaines douleurs qu'on ne cherche pas à consoler. »
Auguste Villiers de l'Isle-Adam


Tu écoutes en boucle une chanson qu'il aime et qui le définit parfaitement. Tu regardes ton téléphone toutes les trente secondes dans l'espoir d'avoir de ses nouvelles. Tu accumules les cuites et les soirées pour l'oublier. Tu retiens tes larmes car tu ne veux plus t'abaisser à ça. Tu fumes pour te sentir plus proche de lui. Tu te consoles avec les mots d'un autre, d'autres tout simplement. Tu ne supportes plus personne. Tu constates que la moindre critique te fait rire, et le moindre compliment te fait pleurer. Te voilà qui regarde des films débiles. Tu regrettes d'avoir évolué, tu veux redevenir la fille naïve qu'il aimait. Tu veux être au courant de tous ses faits et gestes, mais tu ne l'es pas. Tu désespères et ça le fait marrer. Tout ce qu'il fait, c'est te donner ce que tu lui as donné, il ne fait que te rendre la monnaie de ta pièce. Tu as joué et tu as perdu. Tu n'as plus rien à perdre. Tout à foiré d'un coup, tes études, ton amour. Tu le sais bien en fait, les études ce n'est pas le plus grave, mais c'est toujours une goutte d'eau en plus. Tu ne réussis plus qu'une seule chose, les soirées. Tu te tiens dans l'oubli. Tu n'essaies même plus de t'accrocher. Tu es spectateur de ta vie, témoin de tout ce qui t'arrive. Tes rêves t'ont même trahi : ils te montrent ce que tu n'oses pas admettre. Tu es sure d'une chose en ce moment : tu n'as JAMAIS AUTANT AIME. Tu sais bien pourquoi : on ne s'est jamais autant foutu de ta gueule. Tu adores ça tout en détestant. Tu t'es mises toute seule dans la merde, et tu ne comptes sur personnes pour t'en sortir, car oui, tu veux y rester. Tu comptes ces quatre jours qui te séparent de ta naïveté. Tout ce qu'il aimait, et tout ce que tu haïssais. Tu n'as plus peur : tu es dépendante de sa pitié. Tu es pitoyable.

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# Posté le lundi 07 juillet 2008 11:29
Modifié le lundi 07 juillet 2008 14:11

Gn.

Gn.


Coup de c½ur : <3.

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# Posté le mercredi 02 juillet 2008 12:13

» Pardon, mais il fallait que je m'apitoie. Qui d'autre le fera pour moi ?

» Pardon, mais il fallait que je m’apitoie. Qui d’autre le fera pour moi ?
Pardon.

...............Je suis seule avec une chanson. Une seule, sans paroles qui m'aide à penser. Elle me raconte une histoire : mon histoire. Elle me dit combien je suis pitoyable. Elle me vide la tête, puis me l'emplit. Recommence, encore et encore, saleté de boucle sans fin. Où es-tu dans ce brouillard ? Tout est flou, j'ai peur sans toi, comme quand tu avais peur sans moi lorsque je t'ai abandonné dans la nuit noire. Tu as survécu, tu es fort. Moi je n'ai plus la force, tu n'es pas tout, mais sans toi, le chocolat n'a plus ce goût si sucré, la vodka n'a plus cet arrière goût délicieux, le vent ne caresse plus mon visage, la pluie n'est plus aussi froide qu'avant. Je perds tous mes repères, et pourtant, tu n'en es pas un. Je deviens tout ce que je hais tant : dépendante. Tu as raison, fumer déstresse, et à chaque cigarette, je me dis que c'est douze minutes de moins à t'attendre, douze minutes de moins à t'espérer, douze minutes de moins à t'aimer. Tu as raison, je ne suis qu'un passe-temps. On a joué, combien de temps déjà, ça doit frôler les deux ans, et s'il fallait recommencer, je recommencerais et je ferais exactement la même chose, les mêmes erreurs, et à ce jour, une fois encore, je perdrais. Mais aucune importance, je n'ai jamais autant aimé un jeu. Tu lui ressembles tant tu sais, ce que j'ai pu l'aimer.. Ce que je peux t'aimer. Je suis débile, et naïve de croire que tu puisses changer d'avis. J'ai besoin de te serrer dans mes bras, de te le redire. Je suis pâle, si tu ne me veux pas, rends-moi mon appétit. Dieu que tu aimes quand j'en souffre. Je ne te connaissais pas si rancunier. Je mords la poussière que tu as craché. J'étouffe, tu m'étouffes. Il est minuit, l'heure du crime comme on dit, profites-en, achève moi maintenant ! La réalité m'échappe ce soir, la musique me coupe du monde. J'entre dans cet endroit que tu chéris tant : l'irréel. Tu es là, mais je ne peux pas te toucher. Tu es là, mais je parle à un mur. Tu es là, tu es las. J'ai peur d'un monde sans toi, tout en espérant qu'il existe et que je pourrais y entrer. Question de temps, question de temps. Si tu ne m'entraves pas la route, je pense y arriver indemne, ou pas.

...............Je ne me contrôle plus : j'arrive même à me persuader que je suis triste. Je pense que je vais me ramasser car au fond, tu pries pour que j'en souffre. J'écoute toujours cette même chanson, et j'essaie de me forcer à pleurer, pour paraître moins inhumaine peut-être. Je n'y arrive même pas. Pleurer n'est même pas à ma portée. Je ne mérite même pas de pleurer pour toi, alors comment vais-je extérioriser ? Tu m'as mise dans un état de profonde nostalgie. Tout me manque, tu me manques, enfin, celui que je connaissais avant, rien de ce que tu es devenu ne pourrait me manquer. Non, je n'ai pas ciblé ma vie sur ta petite personne, c'est juste que j'écris quand je suis seule avec moi-même, à mener un combat contre toi. Si tu remarques, à chaque fois, tu m'emmènes au même endroit, pour revenir à l'instant où l'on s'est rencontrés. A chaque fois, tu me traînes un peu plus. Et à chaque fois, mes genoux s'écorchent un peu plus, je me mords la lèvre, mon sang coule, toi tu l'avales car tu adores ça : le goût de la souffrance, de la peine. Tu aimes tuer les gens, et quand ils meurent, tu te mets à pleurer. Après tout, tu n'es qu'un enfant qui a cassé son jouet préféré, dommage que je sois si solide. Et tu as le culot de m'espionner. Je ne peux même plus me morfondre toute seule : il faut en plus que tu admires le spectacle. Il n'y a donc que moi pour t'admirer. Je t'admire me détruire, et dieu sait comme tu fais ça bien. Pas trop vite, ni trop lentement : juste comme il faut pour te venger et faire assez mal. Pas trop, mais juste assez, pas moins que la fois précédente mais pas plus que la prochaine. Il faut que tu me dises ce qu'au fond tu cherches, je ferais tout pour te le donner, pour que tu puisses me laisser. Je sais que tu sais que tout ça n'est qu'illusion pour nous deux, que nous nous mentons mutuellement, mais pourquoi donc je me prends la tête comme ça ? Par simple plaisir sans doute.

© mental-déficiency.
# Posté le jeudi 19 juin 2008 08:29